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Faites l’amour, pas la mort !

 

Coucou cher lecteur,

Comme je le disais dans un récent article, à propos de mon massage gay Paris dans la presse, j’ai publié plusieurs chroniques et dossiers il y a quelques années dans un magazine érotique connu : La Vie Parisienne.

J’ai décidé récemment de les publier également sur mon blog, parce que les informations et conseils que je donne peuvent très certainement t’être utile .

Voici un article que j’ai écris à propos du mal sexuel du siècle : le Sida, et par extenso les IMST (Maladies et Infections Sexuellement Transmissibles).

Le but est surtout de montrer que la capote aide l’amour, au contraire de l’idée reçue selon laquelle il parait que la capote tue l’amour ! Que ce soit dans un massage gay, ou dans tes relations de tous les jours, suis ces conseil aveuglément !

Voici l’article en brut.

Durant un massage gay à Paris, faites l’amour, pas la mort !

Vivre l’amour charnel avec bonheur ? Pour y parvenir, mon conseil n’a rien de nouveau : protégez-vous systématiquement, si vos ébats ont lieu en dehors d’un couple stable !

Je vais vous montrer dans cet article que le préservatif peut augmenter votre plaisir et vos performances.

Mais avant cela, laissez-moi vous le redire : la capote  est la seule ceinture de sécurité d’une sexualité libertine épanouie!

Vous allez sans doute penser que je radote, tant le message est éculé. « Sortez couvert ! » criait Christophe Dechavanne, à la fin de chacune de ses émissions, dans les années 1990.

Il faut dire qu’à cette époque, le Sida occupait la Une des actualités sexuelles et médicales. On découvrait jour après jour ses victimes, expiatoires de l’ignorance que nous avions de cette maladie nouvelle et indomptable. Ce qui a marqué l’opinion publique, c’est que le HIV (virus du Sida) frappait des hommes homosexuels. On en a conclu hâtivement que cette pathologie infernale était la conséquence d’une déviance contre-nature, rappelée à l’ordre par la nature elle-même, si ce n’est par Dieu… Une punition divine contre la perversion sexuelle !

Depuis, on sait que l’on s’est trompé. Le virus frappe l’être humain sans aucune distinction de sexe ! Les dernières enquêtes le prouvent : en France, 60% des personnes qui en sont aujourd’hui victimes l’ont contracté lors de rapports hétérosexuels. 55% sont des femmes. Des chiffres qui devraient balayer les idées reçues ? Hélas, celles-ci sont tenaces : très nombreux sont celles et ceux qui croient toujours dur comme fer que le Sida est une maladie d’homos. Est-ce votre cas ?

Toujours est-il qu’on découvre chaque année en France environ 6000 nouvelles contaminations. Si cela vous paraît peu, sachez que 120 000 personnes sont aujourd’hui séropositives, et que par ailleurs on estime qu’elles sont 40 000 supplémentaires à être infectées sans le savoir. Ces seules informations rendent déjà évidente l’impérieuse nécessité de se protéger, par principe, lorsque les relations sexuelles se déroulent en dehors d’un couple stable.

 S’il n’y avait que le Sida…

À force de sensationnalisme dans les média, on a fait du Sida la seule raison de devoir utiliser un préservatif. On en oublie que la capote protège de toutes les autres maladies et infections sexuellement transmissibles, qui font pourtant considérablement plus de victimes !

Là encore, voici les véritables chiffres, en France.

  • La syphilis : autrefois appelée « petite vérole », la syphilis est réapparue en France ces dernières années, alors qu’elle avait disparue au cours du siècle précédent. On découvre environ 500 nouveaux cas par an (en augmentation depuis 2000). Cela paraît peu, mais on sait que la très grande majorité des personnes contaminées ne sont pas diagnostiquées. Cette maladie, dont les premiers signes se manifestent par l’apparition d’un ou plusieurs chancres mous (ulcération non douloureuse), peut passer totalement inaperçue si ces lésions se situe à l’intérieur de l’anus, du vagin ou même de la gorge. Elle est extrêmement contagieuse : il y a 40% de risque de l’attraper en cas de rapport non protégés avec une personne contaminée ! Sans être soignée, la syphilis évolue pendant des années et peut conduire à la mort.
  • L’hépatite B : On recense environ 15000 nouveaux cas de cette maladie chaque année. 90% se résorbent d’eux-mêmes, dans les six mois suivant l’infection. Pour les 10% restant, soit environ 1500 cas, l’hépatite passe au stade aigu et devient chronique. On ne peut alors plus la soigner. De même que la syphilis, l’hépatite B évolue lentement, durant des années. Pendant cette période de latence, elle peut passer totalement inaperçue tout en restant très contagieuse. Elle peut déboucher par la suite sur des maladies graves du foie, telles que la cirrhose (cancer du foie).
  • Les gonocoques : responsables d’infections urinaires, ils représentent plus de 100 000 nouveaux cas chaque année. C’est donc une infection très fréquente, en cas de rapports sexuels non protégés. Même si elle se soigne facilement (en général une prise unique d’antibiotique suffit), cette IST peut créer des complications dans tout l’appareil urinaire et sexuel.
  • Les condylomes : Ressemblant à des petites verrues poussant sur les muqueuses génitales, on les appelle aussi « crêtes de coq ». Cette infection, elle aussi très contagieuse, est également en augmentation, avec environ 48000 nouveaux cas chaque année.Les condylomes sont indolores et peuvent passer inaperçus en se multipliant rapidement, lorsqu’ils sont situés à l’intérieur de l’anus ou du vagin. Dans ce cas, ils peuvent évoluer vers un cancer de l’anus, ou de l’utérus chez la femme. La seule solution pour s’en débarrasser est la chirurgie (bistouri électrique) ou l’application répétée d’une solution permettant de les brûler.
  • L’herpès génital : saviez-vous que cette infection sexuellement transmissible concerne environ 2 millions de personnes en France ? 1 adulte sur 30 en serait porteur. C’est considérable !  Dans la majorité des cas, la première infection, par contact sexuel avec une personne atteinte, ne provoque aucun symptôme. Le virus semble s’endormir dans le corps, dans lequel il restera à vie ! Il se manifestera ensuite à l’occasion de poussées d’herpès, sur les parties génitales ou à proximité, parfois jusqu’à rendre la sexualité invivable.

Ainsi, bien au-delà des chiffres du Sida, ces maladies et infections sexuellement transmissibles représentent des dizaines de milliers de nouvelles contaminations par an. Pourtant, le préservatif permet d’en éviter plus de 90% !

« La capote me fait débander »

C’est l’un des arguments les plus fréquents, chez les hommes qui refusent d’utiliser un préservatif. En réalité, ce qui provoque la perte d’érection alors que monsieur tente maladroitement d’habiller son mandrin de cette peau de latex, c’est justement… sa peur de débander ! En matière de sexualité, lorsqu’on se focalise sur le risque d’une difficulté (panne ou éjaculation précoce par exemple), cette difficulté a toutes les chances de survenir. En quelques instants, le mental remplace l’excitation par l’appréhension… et patatras !

Si cela vous arrive, la cause de cette situation est très simple à comprendre : elle se produit lorsque le fait d’enfiler votre capote n’est pas intégré dans le jeu sexuel du couple ! La solution, elle aussi, est très simple : faites en sorte que ce soit votre partenaire qui vous la pose… Cela deviendra une source d’excitation à part entière, qui renforcera votre érection au lieu de la diminuer.

Pour faire plus érotique encore, voici une idée coquine : utilisez votre bouche pour poser le condom à votre partenaire. Attention cependant de ne pas y mettre les dents !

Sachez à ce propos qu’il existe des préservatifs parfumés aux arômes gourmands : vanille, chocolat, fraise, cola ou encore… banane ! Une très bonne occasion de transformer le fastidieux enfilage en une délicieuse pipe fruitée.

Plus d’endurance et plus de plaisir

J’entends souvent dire également que le préservatif diminue les sensations. S’il est vrai qu’il peut très légèrement atténuer la sensibilité du gland (surtout lorsqu’elle est extrême), dites-vous qu’en fait, c’est une chance ! Cela vous permettra tout simplement de « durer » plus longtemps et d’atteindre ainsi avec votre partenaire des niveaux de plaisir plus élevés.

Par ailleurs, les dernières innovations permettent aujourd’hui de trouver des préservatifs extrêmement fins tout en étant très résistants. Une seconde peau qui sait faire oublier totalement sa présence à ceux qui y sont le plus réfractaires.

Profitez de vos achats pour tester également les modèles spécialement conçus pour augmenter le plaisir : annelés, striés, enduits de lubrifiant aux effets chauffant ou rafraichissant… Les fabricants de préservatifs rivalisent d’imagination pour vous aider à atteindre des cimes de plaisir, que vous n’atteindriez peut-être pas sans ces accessoires aussi excitants que salutaires !

Enfin, pour que la capote soit confortable pour tous, sachez qu’il existe différentes tailles (testez les grandes tailles si vous avez l’impression d’être « serré ») ainsi que des alternatives au latex, si vous y êtes allergique.

 

Bref, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas mettre de capote, comme on met une ceinture de sécurité pour conduire. Dites-vous qu’en vous protégeant, vous protégez votre partenaire. Ne pas le faire, c’est lui manquer de respect, tout en ne vous respectant pas vous-même. Ayez toujours, dans votre sac, votre poche ou votre portefeuille, au moins deux préservatifs : en cas de problème avec le premier, vous ne serez pas démuni . Vous serez ainsi « couvert » en toutes circonstances au gré de vos rencontres, que je vous souhaite torrides !

 

Fabio

Maître Tantra, Maître de massage Gay,  Coach sexuel, expert de l’Homme et de son épanouissement, psychologue de l’intime.

(2 commentaires)

  1. Marc

    J’ai laissé un commentaire mais il n’apparaît pas. Pourquoi ?

    1. Fabio

      Hello Marc,
      Eh bien, je viens de valider ton premier commentaire sur l’article Mon massage Gay dans la presse à Paris et de t’y répondre.
      Maintenant, il apparaît avec sa réponse 🙂
      Tu vois, j’ai mis un système en place ; lorsqu’un personne fait un commentaire pour la première fois, je reçois un mail et je dois lire et valider le commentaire afin qu’il apparaisse. Ça me protège a minima de quelques mauvaises âmes qui voudraient pourrir mon blog de méchancetés.
      Du coup, il faut attendre que je puisse lire le mail, ton commentaire, et que je puisse t’y répondre, ce que je fais dès que c’est possible (par exemple, là, je réponds à ton commentaire en étant sur mon bateau. Je n’ai pas pu le faire plus tôt, car nous n’avions pas de batterie disponible).
      Il ne s’est passé que 24h entre ton commentaire et ma réponse. J’espère que ça n’a pas été trop long, et je serai ravi de te recevoir si tu le désires.

      Porte-toi bien et à vite !

      Fabio

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