«

»

Mon massage du Lingam : avec ou sans capote ?

massage lingam ParisHello ami lecteur 😉
Dans un article précédent, je précisais que mon massage du Lingam peut être également buccal, selon l’affinité avec mon partenaire et notre envie commune.

Philippe (1er commentateur de ce nouveau blog !) m’a posé la question suivante dans son commentaire :

« lors du congrès du lingam , utilises-tu un préservatif , ou pars-tu du principe qu’il n’y a aucun risque de transmission de quoi que ce soit ? »

Je tiens beaucoup au thème de la prévention, c’est un de mes chevaux de bataille principaux. Je considère en effet que  l’information à, ce sujet est manipulée, orientée, fausse, anxiogène et… criminelle.

Je veux parler bien entendu de ce mot redoutable et terrorisant de notre époque : le SIDA.

Philippe cependant parle de risque de transmission de « quoi que ce soit », j’y reviendrai à la fin de cet article.

Parlons donc du SIDA et de ses risques de transmission en cas de fellation notamment, et donc lors d’un massage du lingam qui intégre aussi des techniques buccales…

Reprenons les choses dans l’ordre…

(Voir les sources à la fin de l’article)

Fausse croyance 1 : le Sida est une maladie d’homme

Faux ! Le Sida, comme toutes les maladies sexuellement transmises, ne choisit pas son sexe ! 55% des nouvelles contaminations sont féminines.

Fausse croyance 2 : Le Sida est une maladie transmise par les gays

Faux !  60% des contaminations ont pour origine un rapport hétérosexuel, 38% un rapport homosexuel, 2% une origine sanguine (toxicomanes & accidents médicaux..)

Fausse croyance 3 : le risque de contracter le SIDA si on ne se protège pas  est très elevé en France, particulièrement en cas de rapport avec un homo.

Faux ! Il y a au total environ 120 000 personnes en France porteurs du VIH. Mais parlons surtout du risque de contamination : ce fameux SIDA qui terrorise tout le monde, c’est en fait 6500 contaminations nouvelles par an, en France. C’est beaucoup, certes, mais en regard de la « population sexuellement active » (14 à 70 ans, hommes et femmes confondues, ça fait environ 45 millions de personnes ), ça représente0,00014% soit 1 contamination pour 6 880 personnes. Potentiellement, dans le Stade De France lorsqu’il est plein (80000 places) il y a 12 personnes qui peuvent être contaminées dans l’année… Si je prends un autre exemple, une rame de métro bondée (environ 700 personnes), il y a potentiellement 1 personne qui sera contaminée dans l’année pour 10 rames de métro aux heures de pointe…

De plus, puisque 38% des contaminations sont dues à des rapports homosexuels, cela fait donc environ 2470 personnes contaminées en France et par an, à la suite de rapports homos non protégés. Encore une fois, c’est beaucoup, certes, mais rapporté au nombre de rapports entre hommes (homo et bi) sur une année (combien de centaines de millions ?) c’est un taux extrèmement faible, il faut bien le reconnaître.

Venons-en au fond…

Les risques de transmission lors du massage du Lingam avec fellation

Pour qu’il y ait une contamination au VIH, il faut nécessairement qu’il y ait des conditions : contact de fluides corporels contaminés avec le sang de la personne non contaminée. C’est donc [sperme contamine > sang] ou [sang contaminé > sang] ou [lymphe contaminée > sang]. La salive, la sueur ou l’urine ne sont en aucun cas contaminants, ni le contact avec une muqueuse (le gland par exemple) sauf bien sûr si celle-ci présente une plaie non cicatrisée…

En cas de fellation (puisque c’est le sujet principal de ta question), pour qu’il y ait un risque de contamination, il y a deux possibilités seulement.

1) Si la personne qui suce (appelons les choses par leur nom 😉 ) est porteur du VIH, il faudrait :

  • que celui-ci ait une plaie non cicatrisée dans la bouche (donc du sang),
  • que celui qui se fait sucer ait une plaie non cicatrisée sur le sexe,
  • et que le sang du premier soit en contact avec le sang du second.

Le risque n’est pas nul, mais quand même, ce n’est pas très fréquent, lol 😉

2) Si c’est celui qui se fait sucer qui est porteur, il faudrait :

  • que celui (ou celle !) qui suce ait une plaie non cicatrisée dans la bouche
  • que du sperme ou du liquide séminal soit en contact avec le sang de cette plaie.

Le risque est un peu plus grand que dans le premier cas, puisqu’il suffit qu’un seul ait une plaie (dans la bouche). Cependant, c’est encore très très peu !

Il faut aussi savoir que, lorsque toutes les conditions sont réunies, la contamination a lieu (statistiquement) dans 8 à 10% des cas.

Autant dire que le risque, même s’il n’est pas nul, n’est pas très elevé !

Maintenant, ta vraie question, c’est

« Est-ce que toi, Fabio, tu utilises une capote quand tu fais un massage du lingam » ?

Bien sûr je te réponds non tant que le massage est manuel, et compte tenu de ce que je viens de t’expliquer, je n’en utilise pas non plus si le massage est buccal… SAUF si mon partenaire me le demande, auquel cas je respecte totalement cela sans même en discuter davantage.

Mais cela n’arrive jamais, ce qui arrive plus fréquemment, c’est que mon partenaire me précise qu’il ne souhaite pas de contact buccal. C’est plus simple, ça le rassure complètement et tout le monde est content 😉 Ce souhait d’ailleurs n’est pas forcément lié au risque que la personne pense éviter, mais plus souvent au fait qu’il s’agisse d’une personne hétérosexuelle, qui souhaite recevoir un massage du Lingam par un homme, mais qui n’a pas du tout envie pour autant d’être sucé (ou embrassé) par celui-ci.

C’est totalement respectable, ça ne se discute pas et je considère que c’est déjà un grand honneur et une grande confiance qu’il me fait en me confiant son corps pour connaître ces sensations, malgré son hétérosexualité.

Par contre, en cas de pénétration, la capote est évidemment strictement obligatoire, ça ne se discute pas non plus ! Et j’ai un grand talent pour la poser sur le lingam de mon partenaire avec… la bouche 😉

Une autre précision importante concernant ma pratique : en aucun cas je ne réponds à quelqu’un qui me contacte pour avoir une relation sexuelle ou une fellation. Cela reste strictement du domaine intime, entre deux adultes consentants qui en ont envie respectivement et entre qui l’affinité est suffisamment forte pour ce faire…

Enfin, dernier point qui justifie pour tout le monde une protection systématique en cas de rapports sexuels (pénétration), que ce soit un rapport homosexuel ou hétérosexuel :

Les autres risques de transmission

Il y a de nombreuses autres MST ou IST , pas que le SIDA : Syphilis, Hépatite B, Gonocoques,  Condilomes (crètes de coq), herpès génital, mycoses, …

  • La syphilis, c’est 400 nouveaux cas en France par an (en augmentation depuis 2000), donc 12 fois moins que le Sida Elle concerne dans l’immense majorité des personnes qui sont déjà contaminées par le SIDA, et qui ne prennent aucune précaution !

Elle ne se transmet que par contact d’une muqueuse (ou d’une autre plaie) avec un chancre mou : plaie infectée apparaissant au début de la maladie, sur une muqueuse (généralement l’anus ou le rectum, éventuellement le gland, beaucoup plus rarement la bouche. Sur un gland, ça se voit, et dans la bouche celui qui l’a a toutes les chances de le savoir. Par contre dans les replis de l’anus, des lèvres ou du vagin et surtout à l’intérieur, ça peut passer totalement inaperçu.

  • L’hépatite B, c’est environ 15000 nouveaux cas en France par an, dont 90% se résorbent seuls. Il y a donc 1500 cas d’hépatite aigüe (non résorbée) qui peut devenir chronique. Les modes de contamination sont exactement les mêmes que pour le Sida, avec en plus le lait maternel. Pour s’en protéger, il suffit de se faire vacciner…
  • Les Gonocoques (responsables d’infections urinaires), c’est plus de 100 000 cas par an en France. C’est donc beaucoup plus fréquent, bien sûr en cas de pénétration anale non protégée, et le risque existe aussi en cas de fellation. Même si ça se soigne très bien (en général une prise unique d’antibiotique suffit), ce n’est pas une raison pour en prendre le risque…
  • Les condylomes (crête de coq), c’est environ 48000 nouveaux cas en France (hommes et femmes) chaque année. Ils se transmettent par contact direct des muqueses génitales, donc essentiellement par pénétration non protégée (mais les doigts peuvent servir aussi de vecteur au cours d’un même rapport sexuel)
  • Les mycoses génitales (dont souffrent plus les femmes en raison de leur anatomie sexuelle) sont très fréquentes, là aussi en cas de relation non protégées. Elles peuvent se transmettre par la fellation.

===> Une hygiène sexuelle et buccale irréprochable diminue très considérablement ces risques.

 

Ami lecteur, je t’embrasse et te dis à bien vite pour un nouvel article, et pourquoi ps un massage du lingam !

 

Fabio,
masseur gay à Paris et coach sexuel pour hommes depuis 12 ans

 

Sources :

(5 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Lavigne Fred

    Excellent article encore une fois Fabio!
    Ce qui démontre une connaissance très approfondie des risques sanitaires dûs au massage du Lingam mais, à sa juste valeur, sa

  2. Lavigne Fred

    Pardon pardon Fabio ! fausse manoeuvre d’envoi de mon message précédent.. Que je poursuis donc…

    Excellent article encore une fois Fabio !
    Ce qui démontre une connaissance très approfondie des risques sanitaires potentiels dûs au massage du Lingam mais risque évalué à sa juste valeur, sans affolement inutile.
    Beaucoup de bon sens et de responsabilité dans cet article, à la fois très plaisant et très didactique.
    Quel talent et quelle intelligence, alliés à une authentique sensibilité et grande gentillesse !
    Impatient à présent de te rencontrer très bientôt…
    Bisous
    Fred

    1. Fabio DiAngelo

      Hello Fred,

      Merci pour tes compliments 😉
      À bien vite pour notre rencontre..

      Porte-toi bien

      Fabio

  3. richard

    serais intéressé par un rdz vous;
    .Biz

  4. simon

    A bientot

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *